Bonjour,
Je me faisais une réflexion ce matin, tandis que j'étais a l'Eco parc avec mes enfants ... Quelqu'un m'a dit en voyant Timothé sortir tout seul de la voiture et aller direction le parc: "ah ben il est indépendant celui là!".
ça m'a interpellé, après je l'ai regardé cet "indépendant", il allait tout seul au loin (pas vers les jeux bien sûr), vers les arbres en bordure du parc, où il s'amuse a jeter les cailloux sur le béton... Et il allait loin, très loin, il n'était alors qu'un petit point au bout du parc (je vous rassure, le parc est fermé par des grillages c'est pour ça que je n'ai pas couru vers lui!). Il ne s'est pas retourné une seule fois vers moi, il fonçait vers un but, un objectif, connu de lui seul... Et je me suis dit, c'est tout relatif cette apparente indépendance, car si je pars, il fait quoi, lui, tout seul... Il ne peut pas se débrouiller seul, se faire comprendre pour retrouver sa maman, je crois qu'il sait a peine s'inquiéter d'être seul, alors.... quelle indépendance en fait si nous n'étions pas toujours plus ou moins discrètement derrière lui??
Je me suis dit, "quelle responsabilité que de devoir toujours savoir ou il est, et l'empêcher de se perdre tout seul"! Comme le dimanche matin à l'église, quand tout le monde arrive, ou repart, où dès que je tourne la tête et que je ne le voie plus , mon sang ne fait qu'un tour: "mince, il s'est faufilé avec quelqu'un pour allez dehors sur la route", et après je le voie monter les marches sur l'estrade. Le pire dans ces moments où je croie l'avoir perdu, c'est que je l'appelle "TIMOTHE" , mais je sais que c'est sans espoir, que ça ne fera, au mieux que rallier les gens autour de moi pour m'aider a chercher le fugueur...
J'ai lu a ce sujet dans un livre de Josef Schovanec* (autiste et savant polyglotte) , que lorsqu'il se perdait, il entendait ses parents l'appeler désespérément et s'inquiéter; Il se demandait pourquoi car ces parents ne lui avait pas dit avant de crier dès qu'il entendait son prénom, alors il ne faisait rien, normal!
Merci
*"Je suis à l'Est", Josef Schovanec